Des agriculteurs au revenu plus bas que terre

Avec un revenu en forte baisse l’an dernier, dans la continuité d’une année noire en 2013, les agriculteurs français s’inquiètent pour leur avenir.

Les céréaliers sur le déclin

Pendant de nombreuses années, les céréaliers étaient perçus comme les privilégiés dans la profession. Ils bénéficiaient d’importantes subventions européennes à travers la PAC alors qu’elles ont diminué de 10%. Ce n’est plus le cas en 2014 puisque le principal syndicat des agriculteurs (FNSEA) note un revenu moyen mensuel de 958€ pour les céréaliers français. Soit 60€ de plus que le seuil de pauvreté…
Plusieurs raisons : des céréales de qualité moindre mais récoltés en masse. Dur de rivaliser face aux récoltes mondiales qui ont atteint des records. Le contrecoup se traduit par la chute des cours.

Moult corps de métiers touchés

A l’exception des chèvres et des moutons favorisés par la PAC (+23% de salaire à 20.000€/an), il ne fait pas bon d’élever des animaux. L’embargo russe et la concurrence européenne sur le porc a fait du mal au secteur. Même problème de concurrence chez les arboriculteurs. Là aussi, la concurrence espagnole et polonaise couplée à un surplus de pêches et d’abricots entraîne une baisse dramatique de leur salaire (-56% à 13.400€ de salaires sur un an). Un chiffre mis en avant par la FNSEA parle de lui-même : céréaliers, producteurs de fruits et éleveurs bovins se seraient rémunérés au maximum à 15.000€ l’an dernier. Ramené au mois, en moyenne, le revenu n’excède pas 1 250 euros. La colère gronde.